Basée à Abidjan en Côte d’Ivoire, l’entreprise agroalimentaire ‘’La Maison de l’anacarde’’ propose des produits dérivés de la noix de cajou. On y trouve différents types de produits sucrés et salés, et même des boissons faites à base de ce fruit. Baptisé ‘’Or gris’’, l’anacarde regorge de vertus, étant particulièrement riche en vitamine E et en cuivre, ainsi qu’en antioxydants qui luttent contre les radicaux libres responsables du développement des cellules cancéreuses.

Marie France Kramo est la fondatrice de la Maison de l’anacarde. C’est après avoir constaté le potentiel de cette activité qu’elle a eu l’idée d’y ajouter de la valeur à travers la transformation industrielle.

« Les gens ne connaissent pas beaucoup le cajou en Côte d’Ivoire, alors notre mission c’est de la faire connaitre aux Ivoiriens, de leur en faire consommer et apprécier toutes les valeurs nutritionnelles », explique-t-elle.

Bien que la Côte d’Ivoire soit le premier producteur d’anacarde au monde, le taux de transformation de cette noix est de 10% seulement. Cela équivaut à une moyenne de 90 000 tonnes non traitées. Des initiatives comme celle de La Maison de l’anacarde sont donc la bienvenue, car elles permettront de développer la filière, de créer de la richesse et de nouveaux emplois au niveau local.

Pour favoriser la transformation industrielle de l’anacarde, le gouvernement a mis en place certaines mesures, notamment, les contraintes réglementaires fortes afin de lutter activement contre l’exportation illégale de l’anacarde. Dans un contexte où la transformation industrielle est faible, le gouvernement a aussi créé une taxe sur les exportations, qui oblige à laisser 15% de la production annuelle à la transformation locale. En outre, c’est une culture peu contraignante, avec des fruits pouvant être valorisés sous différentes formes.

Marie France Kramo a récemment organisé une cérémonie de lancement pour faire découvrir son activité, et de nombreuses personnalités politiques y étaient présentes. D’ici 2025, les autorités ivoiriennes comptent transformer 50% de l’anacarde et atteindre 170 000 tonnes de transformation en 2023. Des ambitions qui laissent augurer un avenir meilleur pour La Maison de l’anacarde.

Aïsha Moyouzame

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