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Assurer son indépendance financière pour une autonomisation sociale. C’est l’objectif visé par Koffi Adjoua Brigitte,  une mère de deux enfants, la trentaine révolue, vivant dans le département d’Abengourou. Plus précisément à Apprompronou, dans la sous-préfecture de  Yakassé-Féyassé, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale de l’Indénié. Depuis le mois de février 2019, cette dame a choisi d’investir dans le secteur de la restauration en plein air, en bordure de la voie routière. Un projet qui, visiblement lui réussit bien.

Brigitte et l’une de ses soeurs

La particularité de cette opératrice économique, c’est qu’elle est illettrée. Un handicap qui, pourtant ne l’empêche pas de tenir une comptabilité rigoureuse. Après avoir ouvert un modeste maquis dans le bourg, elle a finalement décidé de déplacer sa micro-entreprise dans un espace loin du village, dans la nature. Un endroit ombragé où on peut profiter pleinement de l’air frais et pur. Au demeurant, des hamacs sont installés dans le secteur pour un bon repos bercé par le chant des oiseaux. Ici, Dame Koffi Adjoua Brigitte accueille les voyageurs qui empruntent l’axe Abengourou-Agnibilékrou. Mais également, ceux qui veulent s’éloigner des bruits de la ville pour s’offrir un moment de régénération au contact de la nature. Des fêtards et autres clients qui veulent organiser des évènements (mariage, anniversaire, etc) fréquentent aussi cet endroit. De la soupe de poisson, des mets locaux assortis de viande de brousse et arrosé de vin, tel est le menu que Brigitte propose à ses nombreux clients. «  Pour le moment, je ne vis pas dans un foyer. C’est avec ce commerce que je m’occupe de moi-même et de mes enfants. Avec mes revenus, j’ai pu me bâtir une modeste maison. Je ne me plains pas » a indiqué l’opératrice économique. Dans son entreprise, Brigitte a aménagé des toilettes, une chambre de repos, un magasin et un local pour le gardien. Dans ses projets, elle prévoit la construction d’une petite auberge pour accueillir ceux qui veulent passer la nuit dans son coin. Evoquant la situation des femmes qui veulent s’engager dans l’entreprenariat, Brigitte a noté que « la principale difficulté des femmes rurales en général, c’est l’accès au crédit. Il n’y a pas suffisamment de micro-finances accessibles pour aider ces femmes, malgré leur bonne volonté. Il est nécessaire que les autorités compétentes accentuent davantage les projets en faveur des femmes pour les sortir des griffes de la pauvreté » a-t-elle plaidé à l’endroit du gouvernement.

Zéphirin NANGO   

Brigitte en action dans sa cuisine

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