Tant il est clair que la filière poulet agonise et que les coûts de cette volaille explosent, autant il est impératif que des solutions soient trouvées pour apaiser la situation. Une de ces solutions réside dans l’alimentation.

Que ce soit le poulet de chair, la poule pondeuse, le poulet Brahma ou encore le poulet dit du village, la volaille a besoin d’énergie, de protéines, de sels minéraux et de l’eau pour grandir. Toutes ces valeurs sont contenues dans l’aliment simple ou composé correspondant respectivement aux trois niveaux d’alimentation, le démarrage, la croissance et la finition. Nourrir donc ou servir  au minimum 03 rations par jour à sa volaille, devient onéreux, si on s’en tient seulement aux repas importés , or de nouvelles alternatives offrent de nouveaux espoirs

Retour aux matières premières locales

Elles deviennent incontournables, si la filière avicole veut évoluer vers le tout bio et moins cher. Certaines structures l’ont compris, comme l’explique Dr FARA RATALATA, manager Afrique centrale d’une multinationale en provenderie :

« Nous devons valoriser les matières premières locale. En valorisant les matières premières locales, l’aliment du poulet devient mieux accessible, moins cher pour les éleveurs et tout ce qu’on ne trouve pas sur place, c’est uniquement cela qui est importé. Tout ce qui est céréale par exemple, on produit sur place. On produit le maïs. On a sur place du son de blé, on sur place des sources de calcium comme les coquillages ou les coquilles d’huitres. On a également sur place d’autres matières premières qu’on peut encore valoriser et même des déchets d’usine. Et ce qu’on n’a pas c’est les complexes minéraux vitaminés. Ce qu’on fait régulièrement c’est qu’on prélève les échantillons de matière première qu’on trouve localement, on les envoie pour analyse, on connait les valeurs nutritionnelles qu’elles apportent, et en fonction de cela, nos nutritionnistes travaillent sur des formules qui seront adaptées à ces matières premières qu’on trouve localement ».

La collaboration agriculture-élevage

Appolique METCHOUKOUO est responsable technique dans une des plus grandes provenderies au Cameroun. Dans son entreprise, le partenariat gagnant-gagnant entre éleveurs et agriculteurs en ce qui concerne l’aliment poulet devient indispensable :

“Quand vous accompagnez votre partenaire à tout moment en temps de crise comme en temps de de vaches à lait, il se sent plus confiant. Nous avons cette collaboration avec le monde rural, pour la consommation des matières premières locales telles que le maïs, les issues de blé, les tourteaux d’arachides, tourteaux de coton, les tourteaux de palmistes. En retour, il y’a le sous –produit des fermes, le lisier de porcs ou les fientes de poules qui sont récupérés pour enrichir le sol comme matière organique afin d’améliorer la production agricole”

La flambée des prix occasionnée par la guerre en Ukraine a récemment révélé l’élevage des asticots comme autre solution miracle pour sortir les éleveurs de l’eau. Riches en protéines et en matières grasses, l’utilisation des asticots comme aliment réduirait de de moitié les couts et doublerait plutôt la production. Mais cette option reste encore à évaluer par les aviculteurs camerounais.

Source: Opéra News

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