Abengourou, 10 nov 2022 (AIP)- Le Comité régional de lutte contre le Sida (RGLS) de l’Indénié-Djuablin a recommandé, mercredi 09 novembre 2022, que soient associés les leaders communautaires à la sensibilisation du VIH/Sida et les autres thématiques de la santé en vue de renforcer la coordination des interventions contre la pandémie.
Les résultats de la réunion bilan de la réponse au Sida au niveau de la région de l’Indénié-Djuablin de 2018 au premier trimestre 2022 indiquent que toutes les structures de la région n’offrent pas les soins au PVVIH, soulignent une faible proportion d’enfants mis sur antirétroviraux et montrent que les femmes viennent en retard à la CPN.
Les membres du CRLS ont face à ce gap, préconisé un plaidoyer auprès du conseil régional et de la mairie pour le reprofilage des routes afin de faciliter l’accès des populations aux soins de santé.
Ils ont demandé que soit associée la direction régionale de la santé des activités des autres ministères afin de sensibiliser sur les thématiques de la santé, et suggéré l’organisation d’une réunion avec les opérateurs de transport en présence des autorités régionales, de la direction régionale de la santé et la direction régionale des transports pour rendre plus dynamique les activités du CRLS au profit des populations.
La réunion bilan de la réponse au Sida au niveau de la région de l’Indénié-Djuablin de 2018 au premier trimestre 2022 présidé par le préfet d’Agnibilékrou Hamilton N’Guessan N’Dré Michel. Elle a permis de ressortir que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont estimées 9 860 à dépister.
Selon docteur Bio Abel de la direction régional de la Santé, le taux de mise sur ARV des femmes enceintes est de 54 % en 2018 et à 99 % en 2022. Le taux de dépistage des enfants de mère séropositive donc exposés est passé de 80 % en 2018 à 56 % en 2022. Le nombre des PVVIH sous traitement est passé de 6 933 personnes en 2018 à 9 392 en 2022.
La région de l’Indénié-Djuablin couvre une superficie de 6 900 km² pour une population de 684 043 habitants. Les établissements sanitaires sont passés de 65 en 2018 à 69 dont huit privés en 2022.
Au niveau du ratio des ressources humaines, la région compte un médecin pour 9 000. Un « très bon ratio » vu que l’OMS recommande un médecin pour 10 000 habitants. Un pharmacien pour 76 000 habitants et seulement deux spécialistes en gynécologues. Ce qui donne un gynécologue pour 342 000 habitants.
Source: (AIP)


































