La route précède le développement. Dans l’Indénié-Djuablin, plus que jamais, cette maxime se justifie. Cette région qui recule du fait du mauvais état de ses routes. Et pour cause, plusieurs localités souffrent du manque criant d’infrastructures routières. C’est le cas notamment des villages de Yobouakro et Bangoua, dans le département d’Agnibilékrou. Tenez, le 5 septembre, nous avons parcouru l’axe Agnibilékrou-Yobouakro long seulement de 17km. Que de supplices ! Que de panique pour les usagers ! Il faut implorer les mannes avant de rallier cette petite distance, durant presqu’une heure de route pour parcourir le chef-lieu de département, Agnibilékrou à ce gros village du Djuablin. Sur cette voie, les nids de poule sont de véritables ravins. Pis, lorsqu’il pleut durant trois ou quatre jour de suite, la route est entièrement coupée. Du coup, les populations restent enclavées. Ce qui rend difficile l’évacuation des malades et autres femmes enceintes, en cas d’urgence. Cette situation qui s’est posée à maintes reprises, en juillet dernier, hante les populations chaque fois que surviennent les pluies diluviennes.

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La situation est encore plus complexe pour une autre grande localité, Bangoua située à une trentaine de kilomètres de Yobouakro.

Par ailleurs, le défaut d’infrastructures complique la tâche aux cultivatrices et autres planteurs dans la vente de leurs produits.

Loin d’être un cas, plusieurs villages manquent cruellement de bonnes routes dans le département. C’est le cas de Manzanoua, une localité connue pour sa coopérative de café-cacao de référence nationale.

Dans l’Indénié également, la situation n’est pas reluisante. Les voies d’Ebilassokro et de plusieurs autres localités restent dans un piteux état.

Assurément, l’Indénié-Djuablin pleure pour ses routes.

Source: Opéra News

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